Lucien Nass

Élements biographiques

Lucien Nass Pauvres docteurs ! : moeurs médicales

Je te soignerai, moi, je te panserai, je te guérirai, me rappelant, Henri, que tu m'as rendu le même service...
— Suzanne !...
— ... Eh bien ! je veux à mon tour... Henri, il y aura encore de beaux jours pour nous, tu sais, ces jours de grand soleil où aucun nuage n'obscurcit le ciel, où l'on respire du bonheur, de la joie, de l'amour... Nous irons nous cacher dans un petit coin, et nous serons heureux, bien heureux, car nous nous aimons bien, et nous n'avons pas mérité de souffrir toute notre vie. Quand partons-nous !
Source : Gallica

Lucien Nass Le siège de Paris et la Commune… (1914)

Ils croyaient par la magique vertu de la Commune délivrer Paris : ils semèrent tout simplement la division parmi ses défenseurs, ce qui est le plus sûr chemin de la capitulation.
En cela le siège de Paris fut semblable à tous les grands sièges de l'histoire : en même temps que l'assiégeant presse de ses coups répétés ou bloque par la famine la population militaire et civile, l'émeute, la révolution grondent à l'intérieur et viennent battre les portes de la cité. Il faut au gouverneur une main de fer au service d'une dictature autoritaire, pour écraser dans l'œuf l'inévitable rébellion.
Source : Gallica

Lucien Nass Le siège de Paris et la Commune… (1914)

Pour toute l'ignoble écume de populace qui, au crépuscule des grands soirs, monte des bas-fonds à la surface de la société, ce fut le signal du pillage, de l'orgie, de la destruction, du vandalisme le plus effréné. Cette tourbe n'appartient, du reste, ni à aucun parti, ni à aucune patrie. Qu'une secousse sismique jette à bas Messine ou San Francisco, qu'une journée d'émeute triomphe de la police, qu'une ville soit emportée d'assaut par l'ennemi, autant d'occasions pour les pétroleurs, les pillards, les détrousseurs de cadavres, les fouilleurs de ruines.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature