Résumé

Lucien Nass Pauvres docteurs ! : moeurs médicales

Je te soignerai, moi, je te panserai, je te guérirai, me rappelant, Henri, que tu m'as rendu le même service...
— Suzanne !...
— ... Eh bien ! je veux à mon tour... Henri, il y aura encore de beaux jours pour nous, tu sais, ces jours de grand soleil où aucun nuage n'obscurcit le ciel, où l'on respire du bonheur, de la joie, de l'amour... Nous irons nous cacher dans un petit coin, et nous serons heureux, bien heureux, car nous nous aimons bien, et nous n'avons pas mérité de souffrir toute notre vie. Quand partons-nous !
Source : Gallica

Lucien Nass Pauvres docteurs ! : moeurs médicales

Elle serait une mauvaise maman, celle-là, qui ne mettrait pas tout en œuvre pour le bonheur de ses enfants. Les garçons se débrouillent toujours dans. la vie, ils travaillent, ils ont un métier, ils peuvent manger de la vache enragée sans tomber à la misère dégradante. Mais les filles, les filles comme toi, Suzanne, ou comme tes sœurs, qui savez tout juste bâtir un corsage ou cuisiner un ragoût, le mari est votre unique espoir, votre unique but, votre unique avenir. Du reste, je prêche une convertie, et je te devine déjà radieuse d'être la femme du docteur Henri Cadour!
Source : Gallica

Lucien Nass Pauvres docteurs ! : moeurs médicales

Belle-maman, vous me causez beaucoup de peine. Ici, dans cette maison, dans ma famille, on doute de moi, de mon honneur, de ma loyauté. Qu'un vent de médisance traverse l'air, il vous frappe tous en plein visage. Mais faites donc comme moi ; tournez la tête, et laissez passer la calomnie ! Que m'importent les ragots des commères, les méchancetés de Chevrier? Je ne tiens qu'à une chose : l'estime de mes amis, la vôtre, — et la confiance, l'affection de ma femme. Rendez-moi ce bien précieux, et je serai le plus heureux des hommes.
Mme Ramey était une femme pratique,
mais bonne.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature