Julien Besançon

Résumé

Julien Besançon La pie borgne (1948)

D'esprit profondément religieux, il croyait à une spécificité absolue de la cause, de la lésion, de l'évolution de chaque maladie :
— Si un médecin, me disait-il, dit que les choses se passent tantôt d'une façon tantôt d'une autre, c'est qu'il confond des cas disparates. Les choses se passent toujours de la même façon.
Pendant bien des années, un grand esprit, celui de Paulesco, mêla ses pensées aux siennes. Elles se rejoignirent en tout et sur tout. Paulesco était un chrétien ardent. Il a écrit un mémoire où il entend démontrer scientifiquement l'existence de Dieu et l'immortalité de l'âme.
Source : Gallica

Julien Besançon La pie borgne (1948)

Rien ne serre le cœur et n'étreint le ventre comme deux hommes qui se disputent sur un toit. Ils se rapprochent en s'injuriant. Voilà qu'ils se soufflent au nez. Ils s'empoignent. Dieu ! Ils glissent, et tombent enlacés. Un bruit affreux. L'Américain est en pièces. Le Russe survivra par la grâce du Seigneur, mais dans quel état !
— Ainsi, Docteur, vous croyez qu'on va se battre encore ?
Source : Gallica

Julien Besançon La pie borgne (1948)

Ah ! ces vieux messieurs qui offrent dans les coins des bonbons aux petites fillettes ! Ah ! ces
vieux volcans mal éteints sous un décor de glace, le Stupre en bandeaux gris, bas de coton et souliers plats. Quand un journal du soir signale un satyre au bois de Boulogne, le lendemain, pas une chaise où ne soit assise une vieille demoiselle qui feint de lire la « Semaine Religieuse ».
Parce que le médecin est honnête homme, il n'aime pas la comédie de l'honnêteté.
Source : Gallica

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