Médiastin

Définition et enjeux

La mauvaise Presse. Dernier dilemme… (1868)

Eh! bien, Monsieur le Duc, si la presse est religieuse, juste et probe, elle répondra à ce généreux appel : elle appréciera la noblesse des sentiments du Souverain et prouvera qu'elle est digne de la confiance qu'IL lui témoine. Les journalistes connaissent les devoirs, les abus et les dangers de la presse. Ces devoirs, ils s'engageront à les remplir loyalement : ces abus et ces dangers, ils adopteront les moyens les plus sûrs, les plus efficaces pour les supprimer et placer ainsi la presse sur un piédestal dont la Religion, la Justice et la Probité seront la base.
Source : Gallica

Charles d' Agoult Essai sur la législation de la presse… (1817)

Car ils ne manqueront sûrement ni de journaux, ni d'hommes à grands talents pour défendre leurs plans. En un mot, un ministère fort et animé de l'amour du bien public ne redoutera jamais la critique des journaux ; tandis qu'un ministère faible et incapable la rend d'une nécessité absolue.
Le dirai-je? une nation appelée à émettre son voeu sur sa législation, mais chez laquelle tous les journaux sont à la disposition des ministres, me représente un homme à qui on banderait les yeux, avant de lui demander son avis sur le mérite d'un tableau.
Source : Gallica

Jean-Raimond-Pascal Sarran Défense de la liberté de la presse… (1826)

La Presse est donc essentiellement anti-ministérielle; comme tout contrôle, elle existe plus particulièrement pour blâmer ce qui est mal, que pour louer ce qui est bien. Les ministres, bons ou mauvais, ont d'ailleurs tant d'autres compensations, qu'ils peuvent bien laisser a la liberté son allure, pour.la plus grande sûreté du roi et du peuple, qui méritent bien aussi quelque considération.
La Presse est essentiellement anti-ministérielle ! ceci explique pourquoi naturellement le ministère n'aime pas la liberté de la Presse
Source : Gallica

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