Jules Fleury, La Force de la presse : à M. Émile de Girardin (1864)
“ Il faut que la liberté de la presse soit le corollaire de réformes préalables ou d'institutions dont elle complète l'harmonie. Elle est incompatible avec le despotisme de forme et de fait, ou de fait seulement. Si prestigieux que soit votre talent, vous ne ferez naître aucune illusion. Vous n'ébranlerez pas l'inébranlable croyance que la liberté de la presse placerait le gouvernement dans la nécessité de se modifier jusque dans son essence, sous peine d'engager une, lutte où il succomberait infailliblement, s'il ne parvenait à enchaîner de nouveau la liberté ! ”
