Jules Fleury

Élements biographiques

Jules Fleury La Force de la presse : à M. Émile de Girardin (1864)

Il faut que la liberté de la presse soit le corollaire de réformes préalables ou d'institutions dont elle complète l'harmonie. Elle est incompatible avec le despotisme de forme et de fait, ou de fait seulement.
Si prestigieux que soit votre talent, vous ne ferez naître aucune illusion. Vous n'ébranlerez pas l'inébranlable croyance que la liberté de la presse placerait le gouvernement dans la nécessité de se modifier jusque dans son essence, sous peine d'engager une, lutte où il succomberait infailliblement, s'il ne parvenait à enchaîner de nouveau la liberté !
Source : Gallica

Jules Fleury La Force de la presse : à M. Émile de Girardin (1864)

La presse est une force comme la pensée qui enfante les conceptions les plus sublimes et les plus monstrueuses, comme la vapeur qui imprime le mouvement le plus fécond et détermine les plus terribles explosions, comme l'électricité qui met les extrémités du monde en communication instantanée et qui devient, accumulée dans un nuage, la foudre qui tue. Le journal comme le livre est une force. Il est une force mille fois plus grande
Source : Gallica

Jules Fleury La Force de la presse : à M. Émile de Girardin (1864)

La Presse seule, lorsqu'elle est dans vos mains, ne peut être mise dans aucune catégorie. Ce n'est pas le journal d'une opinion, c'est le journal des questions laborieusement étudiées, profondément creusées, lumineusement discutées, logiquement résolues. Aussi la Presse est-elle le journal de tous ceux qui voudraient clore l'ère révolutionnaire, non par des restaurations intéressées, mais par l'amélioration indéfinie des institutions qui nous régissent. La Presse, sous votre direction, n'est pas le journal d'un parti borgne ou aveugle
Source : Gallica

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