Alcide Ebray, Revue des Deux Mondes
“ C’est parce que l’Espagne « n’a pas pu ne pas pouvoir » qu’elle cherche aujourd’hui à réparer, du moins en ce qui concerne l’Amérique latine, le dommage matériel et moral que lui a causé sa guerre malheureuse. Bien que Cuba et Porto-Rico, avec leur population espagnole péninsulaire estimée à 300 000 âmes, fussent le principal trait d’union entre le Nouveau Monde et la métropole, ainsi que l’élément essentiel de l’action politique et économique de cette dernière dans les pays américains, tout ne semble pas perdu pour l’Espagne parce qu’elle a perdu ses colonies. ”
