Résumé

Henri Lorin L'Evolution de la doctrine de Monroe

M. Wilson, adversaire résolu de la féodalité des trusts, ne s’inquiète pourtant pas, en desservant l’Europe, d’aider les puissances financières qu’il déclare vouloir combattre dans son pays ; à moins qu’il n’estime que, pour les détruire aux États-Unis, le moyen le plus sûr est de les exporter ; la doctrine de Monroe, telle que la comprennent même les loyaux démocrates de Washington, allait devenir une sorte de décret nominatif de la Providence, signifiant pour l’Union américaine le devoir d’assurer à tout un continent le bienfait de sa domination.
Source : Wikisource

Henri Lorin L'Evolution de la doctrine de Monroe

En attendant de faire les premières applications de cette nouvelle formule, les États-Unis ont repris leurs procédés mexicains et cubains pour s’emparer de la zone du canal de Panama. Qu’une voie de communication moderne à travers l’isthme, canal ou chemin de fer, pût être établie hors de leur contrôle, c’est ce qu’ils n’ont jamais admis. En 1836, le roi Guillaume de Hollande, qui avait une remarquable vocation d’homme d’affaires, abandonna l’idée d’un canal de Nicaragua, pour ne pas porter ombrage à la patrie de Monroe.
Source : Wikisource

Henri Lorin L'Evolution de la doctrine de Monroe

On voit, par cette dernière clause, quelle importance militaire les Etats-Unis attachent au nouveau passage isthmique ; il permet à leur flotte de guerre de se multiplier par sa mobilité, entre l’Atlantique et le Pacifique. La possession du canal les a rendus plus exigeans dans leur politique centre-américaine, car il est capital pour eux que les routes d’approche en soient toujours libres ; les voies maritimes d’accès seront jalonnées de stations navales, sur l’un et l’autre Océan ; la voie terrestre, qui traverse le Mexique et les républiques isthmiques ne sera pas moins surveillée.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature