C. de Varigny, L’Amérique à l’Exposition universelle
“ Il semble qu’en prenant possession de ce vaste continent leur génie se soit haussé, dans ses conceptions hardies, aux proportions de son étendue, de la variété de son climat, de son sol et de ses productions. Chez eux et en eux tout est démesuré : les cataclysmes de la nature comme les fortunes soudaines, les guerres civiles comme la prospérité nationale, les aspirations comme les réalités, l’effort ainsi que le résultat. Seuls au monde, ils voient l’or affluer dans le trésor public au-delà de toutes prévisions, menacés de pléthore alors que l’Europe plie sous le poids des emprunts. ”
