E. Jurien de la Gravière, Souvenirs d’un Amiral, troisième série…
“ Les colonies de l’Amérique du Sud ne songèrent à se gouverner elles-mêmes que le jour où l’étranger fut le maître dans la métropole. L’affranchissement les surprit à l’improviste. Leur éducation politique était tout entière à faire, et une révolution imprévue faisait tomber leurs lisières avant qu’elles eussent appris à marcher. Bien qu’une même impulsion animât tous les insurgés, bien qu’ils sentissent instinctivement que leurs causes étaient solidaires, nulle pensée d’unité ne parut présider à leurs efforts. ”
