Résumé

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L’indépendance est sa vie, il parcourt à cheval ses solitudes comme l’oiseau plane dans les airs : aussi le cri d’affranchissement de Buenos-Ayres éveilla-t-il tous les échos des pampas. Comment s’est-il trouvé un homme qui pût appliquer l’épithète de lâche à cette race énergique ? Ce n’est pas ainsi qu’en parlent nos marins qui ont vaincus à Obligado. La peinture que nous en faisait un jour le général Rosas nous paraît bien plus vraie : « Donnez au premier gaucho venu une lance, un poncho, des éperons et une selle, la plaine devant lui et voilà un soldat. »
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Le gaucho Rivera, qui trouvait l’occasion d’agiter le pays, de mener, comme aux beaux jours d’Artigas, la grande vie vagabonde, insoucieuse et pillarde, si chère aux pâtres et aux bouviers ses compadres, ne put résister. Dût son pays y périr, il se fit l’instrument des proscrits argentins.
Alors fut imaginée la fameuse ligue unitaire, qui, embrassant toutes les provinces argentines, devait étreindre Buenos-Avres et y étouffer Rosas. On sait quel rôle nous jouâmes dans cette fantaisie politique. À ces trames si habilement tissues par la haine, une seule chose manqua : le sentiment national.
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Il y a dans toutes ces discussions quelque chose de chimérique qui nous paraît tenir surtout à l’ignorance où l’on est en France des contrées que baignent la Plata et ses affluens. En jetant ici quelques clartés sur le Paraguay, sur la Confédération argentine, sur la République Orientale, en faisant connaître ces pays dans leur état vrai, dans l’action qu’ils exercent les uns sur les autres, dans l’importance qu’ils ont pour nous-mêmes, en révélant, s’il se peut, leur vie intime et en effaçant des illusions dangereuses, nous croyons remplir un devoir impérieux.
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