Émile Daireaux, L’Industrie pastorale dans les pampas de l’Amérique du Sud
“ I. — LA PAMPA, SES MOEURS ET SES HABITANS. Celui qui a traversé les mers et contemplé l’horizon de l’Océan calme a vu la pampa. Immense, sans limites, sans variété, à peine accidentée de quelques plis de terrain plus étendus que profonds, semblables à la longue vague de l’Atlantique, elle apparaît partout comme un désert de verdure ; même dans les endroits très peuplés d’animaux, les troupeaux les plus nombreux se voient à peine, ne réalisant en rien l’idée du nombre infini que les statistiques ont laissée dans l’esprit du voyageur. ”
