Jacques Arago,
Voyage autour du monde : souvenirs d'un aveugle…
(1880)
“ Toutes les ancres sont mouillées, tous les câbles, toutes les chaînes tendus par la tempête ; le navire plonge, se relève, retombe et rebondit; la mer est aux nues, et par un miracle du ciel, il échappe seul à la destruction générale. Quoique mortelle à tant de navires, la tempête fut courte ; elle n'était pas encore apaisée que Mac-Irton, rendu à sa position première, se rappela sa position de la veille, qu'il avait oubliée au milieu des tourbillons et du fracas de la nature. Du haut de la vergue où il était hissé, il s'élança dans les flots écumeux et s'abandonna à la lame roulante. ”

