Édouard Montagne

Élements biographiques

Portrait de Édouard Montagne Édouard Montagne,  Le Bâtard de Ravaillac, par Édouard Montagne (1883)

“ Ce fut l'explosion subite des effluves d'amour, emprisonnes par le remords dans le coeur du moine :
– Grâce ! ma Guzla bien-aimée ! balbutia-t-il d'une voix navrée. Ne pleures pas ? Ne doutes plus de moi ! Ne sens-tu pas que je t'aime, que je t'adore toujours à me damner ! Mais comprends-tu, Guzla, ce que c'est que d'être élevé dans cette religion si menaçante pour les fautes du coeur ?.... De ne pouvoir arracher de son esprit ces idées qui y ont germé depuis l'enfance, d'entendre chaque nuit une voix intérieure qui vous crie « sacrilége ! »
”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Montagne Édouard Montagne,  Le Bâtard de Ravaillac, par Édouard Montagne (1883)

“ Dans cette nuit terrible où les gorges du Ventoux avaient retenti de la mousquetade et des cris de la mort, la Guzla avait vu, selon elle, le cadavre de son premier amant rouler dans un précipice, sans qu'elle pût articuler un seul mot pour empêcher cette destruction dernière. Elle avait compris que cette profanation, gage suprême contre toute résurrection d'Angel, était l'oeuvre de Laffémas, et elle en avait conçu pour celui-ci une horreur invincible, incessamment augmentée de tous les griefs que les femmes savent si bien amasser au fond de leur mémoire. ”
Source : Gallica

Portrait de Édouard Montagne Édouard Montagne,  Le manteau d'Arlequin (1866)

“ Le théâtre est une jolie fille au cœur de marbre qui se laisse entretenir par ses adorateurs, et ne conserve de leurs prodigalités qu'un souvenir lointain.
Parmi les noms que son indifférence a jetés dans l'oubli, il en
est un plus grand que tous les autres, celui de Théaulon, l'émule et le contemporain de Scribe, mort avant l'âge, et presque inconnu maintenant.
Nul, plus que lui, pourtant ne mérite la célébrité.
”
Source : Gallica

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