Édouard Montagne

Édouard Montagne

Résumé

Portrait de Édouard Montagne Édouard Montagne Le manteau d'Arlequin (1866)

« Le souffleur est celui qui souffle aux acteurs, quand la mémoire leur manque. »
Oli! oh! messieurs de l'Académie! vous me semblez ignorer à la fois ce qu'est le théâtre en général, et le souffleur en particulier.
Cela m'étonne et me surprend de votre part, vous dont la conscience est bourrelée de tragédies plus ou moins jouées.
Le souffleur est celui qui souffle, passe encore, bien que ce soit un aphorisme à l'usage de M. de La Palisse. Si le souffleur ne souillait pas, il ne serait pas souffleur; mais vous ajoutez : aux acteurs, quand la mémoire leur manque.
Source : Gallica

Portrait de Édouard Montagne Édouard Montagne Le manteau d'Arlequin (1866)

On affiche un jour : Tartufe, Zaïre et le Voyage à Pontoise.
Au total, treize actes!
Tartufe ouvrait la marche.
Or, au moment où, tout fier des succès qu'il n'avait pas eus, M. Lireux songeait aux succès qu'il n'aurait pas, il vit entrer comme un ouragan, dans son cabinet, son artiste d'élite qui, se drapant dans sa dignité, le seul manteau qu'il portât, probablement à cause de la température, lui tint à peu près ce langage :
— Est-ce que vraiment, monsieur, vous songez à jouer Tartufe en premier?
Source : Gallica

Portrait de Édouard Montagne Édouard Montagne Le manteau d'Arlequin (1866)

C'est là que fut représenté le Merle blanc, féerie en une grande quantité de tableaux dont l'auteur, Plouvier, conserva l'anonyme.
En voyageant dans nos souvenirs, nous y retrouvons Macmoc et ses annonces, les danses de mademoiselle Krammer, la physique amusante de M. Julien, et les panoramas animés de je ne sais qui.
Si nous remontons dans le passé jusqu'à la fondation du bâtiment, ce ne sont plus seulement des parades que nous allons entendre ; c'est un théâtre en règle qui s'offre à notre vue, un théâtre avec de vrais acteurs et de vraies pièces.
Source : Gallica

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