Alexandre Duval

Définition et enjeux

Alexandre Duval Le misanthrope du Marais ou La jeune Bretonne… (1832)

Comme tous les vieillards sont toujours un peu radoteurs, M. Dulongbois se plaisait à répéter aux jeunes gens qui fréquentaient sa maison, que le plus souvent les hommes se rendaient malheureux par de faux systèmes; que, lui le premier, cédant à un peu d'égoïsme, avait eu tort de ne pas se marier dans sa jeunesse; que M. Dubocage, trompé par les hommes, avait sans doute le droit de s'en défier, mais non pas de les haïr tous ; qu'Ernest, par l'exaltation de ses idées sur la littérature et de ses opinions, s'était attiré tous ses malheurs
Source : Gallica

Alexandre Duval Le misanthrope du Marais ou La jeune Bretonne… (1832)

Son amour semble augmenter avec le temps. Ses attentions délicates me dédommagent du sacrifice que je lui ai fait de ma réputation ; et sans l'obstacle momentané qui s'oppose à notre union.
— Si vous êtes heureuse, je pardonne à Ernest tous ses torts envers moi. Au reste, qui peut savoir où peut nous entraîner la fougue d'une passion?. »
Il dit ce mot d'un ton si calme que, dans
toute autre circonstance, j'aurais éclaté de rire ; mais je fus assez sage pour me contenir, et lui tendant la main : « Vous nous pardonnez à tous les deux , n'est-il pas vrai, Gustave? »
Source : Gallica

Alexandre Duval Le misanthrope du Marais ou La jeune Bretonne… (1832)

Ne pouvant cependant rester plus long-temps , je me disposais à le quitter, quand il me saisit tout à coup dans ses bras, et me pressant contre son cœur, il me demanda pardon des chagrins qu'il avait pu me causer. Des larmes qu'il voulait retenir coulaient en même temps de ses yeux. Ayant trop deviné le motif de cet attendrissement subit, comme lui je fondis en larmes, et je m'écriai d'une voix étouffée par les sanglots : « 0 mon Ernest! si je venais à te perdre, que deviendrait ta
pauvre Juliette! »
Source : Gallica

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