Eugène de Margerie,
Scènes de la vie chrétienne. Série 1
(1859-1860)
“ Rien n'est vil, rien n'est grand, l'âme en est la mesure, a dit le poëte. Là où d'autres n'eussent vu qu'une désolante monotonie, qu'une sorte de servitude, que la privation des plaisirs et des distractions du monde, que les belles années de la jeunesse s'écoulant tristement dans un labeur pénible, Gillette, toute pénétrée de l'amour de Dieu, voyait et savourait une suite de consolations intérieures, près desquelles tout le reste est bien pâle, une vie de prière, de tendresse et de paix à laquelle manquait seulement le sel de l'épreuve, et qui ne pouvait durer toujours. ”
