Paul de Tarse

Définition et enjeux

Emile Baumann Saint Paul (1925)

Paul était à Tarse dans un repos qui, pour un homme aussi actif, devait être un supplice... Il se rongeait lui-même et restait presque inutile. Barnabé sut appliquer à son œuvre véritable cette force qui se consumait en une solitude malsaine et dangereuse... Gagner cette grande âme rétractile, susceptible ; se plier aux faiblesses, aux humeurs d’un homme plein de feu, mais très personnel,... c’est là ce que Barnabé fit pour Saint Paul. La plus grande partie de la gloire de ce dernier revient à l’homme modeste qui le devança en toutes choses, s’effaça devant lui...
Source : Gutenberg

Emile Baumann Saint Paul (1925)

De Derbé, ils pouvaient, en cinq ou six journées de marche, atteindre Tarse en franchissant le Taurus. Au rebours — et l’on aimerait savoir si l’honneur de cette décision fut à Paul, à Barnabé, ou si la mesure fut concertée, avant leur départ, en Syrie — ils revinrent sur leurs pas, visitèrent de nouveau Lystres, Iconium, Antioche de Pisidie.
Méthode d’une singulière audace et fructueuse ; cette fois, nulle violence extérieure ne paraît avoir contrarié leur action.
Source : Gutenberg

Emile Baumann Saint Paul (1925)

Il marcha vers des peuples qu’il savait abandonnés au culte du dieu Men (Lunus) , vers ces montagnards qu’il avait vus, à Tarse, descendre par le défilé du Taurus.
Dans son petit groupe, accru au cours de la route, le passage à Chypre avait décidé quelque chose d’important : le miracle convertisseur, l’attitude résolue de Paul, la prééminence de ses dons avaient en lui révélé un chef. Désormais les compagnons de Paul et de Barnabé sont appelés ceux d’autour Paul. Barnabé ne conduit plus, il suit ; et Jean-Marc, au sortir de la Pamphylie, se sépare d’eux, pour des motifs mal expliqués.
Source : Gutenberg

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