Alphonse Daudet,
Tartarin sur les Alpes
(1885)
“ Un peu ému, fier tout de même, il sembla à Tartarin que, d’un bond, il s’était élevé de 1000 mètres vers les cimes et les grands dangers. Il n’avança plus qu’avec précaution, rêvant des crevasses et des rotures dont lui parlaient ses livres et, dans le fond de son cœur, maudissant les gens de l’auberge qui lui avaient conseillé de monter tout droit et sans guides. Au fait, peut-être s’était-il trompé de montagne ! Plus de six heures qu’il marchait, quand le Rigi ne demandait que trois heures. Le vent soufflait, un vent froid qui faisait tourbillonner la neige dans la brume crépusculaire. ”
