Stéphen d' Arve, Histoire du Mont-Blanc et de la vallée de Chamonix… (1878)
“ La prédiction était juste : à quarante et un ans de distance, et presque jour pour jour, le gouffre vomissait sa proie ; le majestueux linceul de neige et de glace s'ouvrait pour nous montrer sa cruelle puissance de conservation. Le 12 août 1861, à l'heure de la sortie de la messe solennelle à l'occasion de la fête nationale, un guide arrivait essoufflé à la mairie du bourg de Chamonix, les épaules chargées d'un bien lugubre fardeau. C'était un sac rempli de débris humains qu'il venait de recueillir à l'orifice d'une crevasse dans la traversée du glacier des Bossons. ”
