Paul Güssfeldt,
Mont Blanc, ascensions d'hiver et d'été…
(1899)
“ Il réside dans l'attention sans cesse tenue en éveil par la nécessité de choisir le meilleur chemin possible. Rien n'est monotone et fatigant, comme de marcher sous bois, de gravir de longues pentes gazonnées, de traverser d'interminables champs de neige sur les pas d'un guide dont on contemple, spectacle poétique, le dos et les souliers ferrés. Les mêmes trajets prennent du charme lorsqu'il s'agit à chaque instant de discuter et de déterminer la bonne direction. Une seule ascension sans guide, même manquée, enrichit le trésor d'expérience de l'alpiniste plus que dix courses avec guide. ”
