Amélie Chevalier

Élements biographiques

Amélie Chevalier Les voyageuses au XIXe siècle

Je ne sais si je pourrai vous donner une idée de ce désert, qui paraissait plus étrange encore en le voyant, comme nous, pour la première fois, au moment où l’aurore l’éclairait peu à peu et où le soleil, pareil à une grosse boule rouge, se montrait tout au bord, à l’orient. Si vous pouvez vous figurer un océan de sable au lieu d’un océan d’eau, vous aurez une faible image de ce que nous avons vu autour de nous pendant des lieues et des lieues. Et ce n’était pas un océan paisible, mais avec d’énormes vagues comme immobilisées par une baguette magique.
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Amélie Chevalier Madame Th. Bentzon

Ce fut à l’automne de 1862 que celle-ci vit la Vallée Noire, ce cadre des romans champêtres de George Sand. « Tous les vieux châteaux délicieux qu’elle y a dépeints, en s’aidant de ses souvenirs, me passaient par l’esprit. La diligence roulait dans la nuit noire et humide ; la paille où j’enfonçais confortablement me tenait chaud. Je devinais les traînes nombreuses, les haies que l’été couvre de chèvrefeuille, les pacages où je plaçais de petites pastoures protégées par les Fées. Et rien ne m’eût moins étonné que d’entendre dans les ténèbres le battoir furieux des lavandières de nuit ».
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Amélie Chevalier Les voyageuses au XIXe siècle

Sur ses eaux aux teintes d’améthyste s’allongeait l’ombre tremblante des grands bois de pins.
De là miss Bird et ses compagnons rentrèrent dans le désert de feuillage qui revêt les flancs de la montagne, jusqu’à une hauteur de plus de trois mille mètres, encouragés dans leur laborieuse et lente ascension à cheval par de délicieuses échappées qui leur montraient des sommets dorés et couronnés de rose, et ils continuèrent leur route à travers cette obscurité, faite à elle seule pour impressionner l’imagination. C’est le silence de la forêt qui en fait le mystère.
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