Amélie Chevalier

Résumé

Amélie Chevalier Madame Th. Bentzon

Loin de là, elle en était l’âme, mais, grâce à la pente naturelle d’un cœur et d’un esprit sains, l’auteur, sans étalage de morale, finissait toujours par la ramener et l’asservir aux vérités et aux lois éternelles. À tant de mérites qui plaidaient pour Mme Bentzon auprès de l’Académie, il faut joindre la fleur d’estime qui s’attache à sa personne. Elle-même a dit : « Rien n’honore autant une femme que la conquête de l’indépendance par le travail. » Aussi vit-elle honorée, entourée de sympathie et de respect. Cela n’ajoute rien au talent, mais n’y gâte rien, que je sache ».
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Amélie Chevalier Madame Th. Bentzon

« On porte toujours la peine des fautes commises, que le châtiment vienne des événements ou de nous-mêmes... Cette logique inflexible de la vie, il n’est pas permis de la bannir des livres... C’est la tâche de l’écrivain de laisser au moins deviner la souffrance morale qui suit l’oubli du devoir. Nous aimons qu’il soit, non seulement le miroir qui reflète les faits et les caractères, mais la main ferme qui tient ce miroir [1] ».
Elle voulait aussi que jamais ne manquât dans une œuvre « le rayon divin de l’idéal ».
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Amélie Chevalier Madame Th. Bentzon

« Chère amie, ne dépréciez pas votre affection ; c’est un des grands biens que j’ai ici-bas, avec mon travail et ma confiance en Dieu, qui s’accroît à mesure que m’échappe la vie. Vous me comprenez bien, je ne me crois pas près de mourir ; mais, depuis longtemps déjà, pour moi, a commencé une vie intermédiaire entre celle qu’on nomme ainsi dans ce monde et l’autre qui m’attend ailleurs. C’est une sorte de dépouillement dont je me rends compte et qui par moment n’est pas sans douceur [11] ».
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