Résumé

Henri Carton Histoire des femmes écrivains de la France

Après avoir payé son tribut d’admiration au roman de la Princesse de Clèves de Mme de La Fayette, La Harpe ajoute : « Il n’a été donné qu’à une autre femme de peindre, un siècle après, avec un succès égal, l’amour luttant contre les obstacles et la vertu. »
Ce jugement de La Harpe n’est pas contredit par M. Villemain : « C’est l’élégance, dit-il, et l’imagination sensible de Mme de La Fayette, mais quelque chose de moins réservé, de moins sage. Pour le goût, la passion, le naturel, rien ne surpasse les Mémoires de Comminges. »
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Les autres correspondants habituels de la marquise sont : le comte de Bussy-Rabutin, M. de Coulanges, Mme de La Fayette, Mlle de Coulanges, le duc de La Rochefoucauld, M. de Pomponne, Mme de Thianges, etc... C’est là que dans ses « courses de plume », elle fait briller son imagination, sa joie et ses larmes, non seulement pour elle et pour sa société intime, comme on l’a prétendu, mais un peu aussi pour la postérité, comme elle l’avoue elle-même : « Je sais bien, a-t-elle dit, que les choses plaisantes et jolies que j’écris à mes vieilles amies iront un peu plus loin. »
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Beauté, voix harmonieuse, goût, talents pour la musique et la littérature, tels furent les heureuses dispositions que son père, Charly, dit Labé, riche marchand de Lyon, s’efforça de cultiver par une éducation distinguée. Elle apprit le grec, le latin, l’italien, l’espagnol ; elle excella dans la musique, les travaux à l’aiguille et tous les arts d’agrément, elle se livra avec la même ardeur aux exercices de l’équitation et brilla autant dans les salles d’armes que dans les manèges. Elle aimait à s’habiller en homme, elle se délassait de l’étude par l’équitation et l’escrime
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