Gabriel-Paul-Othenin d' Haussonville

Gabriel-Paul-Othenin d' Haussonville

Résumé

Portrait de Gabriel-Paul-Othenin d' Haussonville Gabriel-Paul-Othenin d' Haussonville Mme de La Fayette (2e édition) (1896)

Mme de la Fayette en devait faire l'expérience. Ses souffrances ne l'empêchaient pas de parler plaisamment de ses maux. « C'est un chien de mal que les vapeurs, écrit-elle à Ménage. On ne sait ni d'où il vient ni à quoi il tient. On ne sait que lui faire. On croit l'adoucir, il s'aigrit. Si jamais je suis en état d'écrire, je ferai un livre entier contre ce mal. Il n'ôte pas seulement la santé. Il ôte l'esprit et la raison. Si jamais j'ai la plume à la main, je vous assure que j'en ferai un beau traité. » Mais ce qui lui est le plus pénible dans son mal, c'est que son humeur en est altérée.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel-Paul-Othenin d' Haussonville Gabriel-Paul-Othenin d' Haussonville Mme de La Fayette (2e édition) (1896)

Si l'on jette un coup d'œil sur cette vie telle que nous venons de la retracer, il semble que rien n'ait manqué à Mme de la Fayette de ce qui est nécessaire au bonheur. Les grandes épreuves de la vie l'avaient épargnée. Elle avait la fortune, le crédit, le talent. Des affections précieuses l'environnaient. Si sa jeunesse n'avait pas connu l'enivrement de l'amour, et si son âge d'or avait été un peu terne, les années l'avaient dédommagée, et son âge d'argent, pour employer une jolie expression de Mme de Tracy, brillait d'un doux éclat.
Source : Gallica

Portrait de Gabriel-Paul-Othenin d' Haussonville Gabriel-Paul-Othenin d' Haussonville Mme de La Fayette (2e édition) (1896)

Vous êtes sensible à la gloire et à l'ambition et vous ne l'êtes pas moins aux plaisirs; vous paraissez née pour eux et il semble qu'ils sont faits pour vous. Votre présence augmente les divertissements, et les divertissements augmentent votre beauté lorsqu'ils vous environnent. Aussi la joie est l'état véritable de votre âme et le chagrin vous est plus contraire qu'à qui que ce soit. Vous êtes naturellement tendre et passionnée, mais à la honte de notre sexe, cette tendresse vous a été inutile et vous l'avez renfermée dans le vôtre en la donnant à Mme de la Fayette.
Source : Gallica

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