Paul Janet,
Revue des Deux Mondes
“ Tout porte à croire que, si les lettres de Mme de Grignan n’ont pas été retrouvées, c’est qu’on ne les retrouvera jamais, c’est qu’elles ont été détruites par elle-même, et détruites précisément pour éviter la comparaison que l’on aimerait tant à pouvoir faire. La correspondance des deux dames est remplie de cette comparaison, du moins de la part de Mme de Grignan ; elle ne cesse de déprécier son propre style et son propre esprit en les opposant à l’esprit et au style de sa mère. Mme de Grignan parait avoir compris une des premières le génie de Mme de Sévigné et avoir deviné sa gloire future. ”
