Paul Albert, La prose : études sur les chefs-d'oeuvre des prosateurs de tous les temps et de tous les pays… (1874)
“ On aimerait tant être aimé qu'on ne peut supposer que d'autres s'en lassent. C'était pourtant le cas de madame de Grignan. Elle se trouvait trop entourée, trop caressée par sa mère, trop mise en demeure de tendresse : cela la gênait, et l'humiliait un peu aussi. Très-fière de la solidité de son esprit, elle se trouvait pauvre du côté du coeur auprès de l'opulence de sa mère. Celle-ci ne pouvait s'empêcher de le lui reprocher : de là des explications fort pénibles. On peut juger du ton que devait prendre madame de Grignan, par ce passage d'une réponse de sa mère (1) . ”
