Paul Albert, La prose : études sur les chefs-d'oeuvre des prosateurs de tous les temps et de tous les pays… (1874)
“ Tant que les hommes seront sensibles à l'éloquence, cette noble puissance du génie qui tient en respect les brutalités de la force, on lira, on admirera les oeuvres de Cicéron. Il n'est guère possible à l'art d'aller plus loin ; peut-être même est-il trop sensible; peut-être l'orateur, ayant à son service tant d'idées, une telle abondance de mots, s'est-il souvent laissé comme enivrer par cette opulence : c'est un prodigue qui jette sans souci de l'avenir les richesses qu'il tient en sa main. C'est par là qu'il peut paraître inférieur à Démosthène. ”
