Alphonse de Lamartine

Alphonse de Lamartine

Résumé

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Madame de Sévigné (1864)

Sachez donc, si par hasard vous l'ignorez encore, que votre esprit pare et embellit tellement votre beauté, qu'il n'y en a point sur la terre d'aussi enivrante, lorsque vous êtes animée dans une conversation sans contrainte. Tout ce que vous dites vous sied si bien, que l'éclat de votre esprit en ajoute à votre teint et à vos yeux; et, quoiqu'il semble que l'esprit n'impressionne que les oreilles, il est pourtant certain que le vôtre éblouit par votre physionomie même les yeux... Quand on vous écoute, on cède à la beauté du monde la plus achevée!...
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Madame de Sévigné (1864)

Jusqu'à la naissance de l'enfant, il y avait union, il n'y avait pas encore famille ; l'esprit de famille, c'est-à-dire d'amour conservateur, multiplié par l'être nouveau qui l'inspire et qui le ressent, naît avec le premier enfant dans l'àme du père et de la mère, et remonte par une réciprocité instinctive aussi de de l'enfant à la mère et au père. L'enfant les aime parce qu'il en est aimé.
Source : Gallica

Portrait de Alphonse de Lamartine Alphonse de Lamartine Madame de Sévigné (1864)

Une femme obscure, une pauvre veuve, mère de deux jeunes enfants, sans importance personnelle dans la nation, sans rang à la cour, sans nom qui attire d'avance sur elle l'attention de son pays, sans le prestige des dignités
qu'elle aurait recueillies d'un père ou d'un mari, sans haute fortune, sans grande parenté parmi ceux qui remuent les affaires de son temps, sans faveur et môme sans distinction du roi qui règne, cachée tantôt dans une rue d'un quartier subalterne de Paris, tantôt dans les allées d'une métairie de la Bourgogne ou de la basse Bretagne
Source : Gallica

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