Charles Guyon, Histoire d'un annexé : souvenirs de 1870-1871 (1877)
“ Que de fois j'étais venu dans ce village, à la fête, avec tous mes parents et ceux de Wilhelmine. Que de fois nous avions couru dans la grande prairie, le long de la rivière, en regagnant ce bac, qui nous reconduisait sur la rive gauche ! Aussi je descendis machinalement la rue qui conduisait à l'eau. Tout le village était sur pied : les gens causaient par groupes, sur leurs portes, ou au milieu de la rue, regardant vers la route, dans la direction de Metz. Tous semblaient être dans un grand état de surrexcitation. ”
