Charles Guyon, Histoire d'un annexé : souvenirs de 1870-1871
“ Je m’approchai de cette foule irritée, et je frémis en entendant l’homme s’écrier : « Oui, c’est vrai : Bazaine a trahi, il a capitulé et les Prussiens sont dans Metz ! — C’est un espion, disaient quelques personnes, il faut l’arrêter ! — C’est un traître, écrasons-le, » disaient les autres. Mais l’homme continuait : « Je suis Français comme vous, et aussi affligé que vous : mais j’ai vu, moi, j’étais là, et je suis venu pour que vous preniez garde, car après Metz, c’est sur Thionville qu’ils se jetteront. » ”
