Jules Claretie,
La France envahie (juillet à septembre 1870…
(1871)
“ L'Allemagne, ivre de l'idée d'unité, lasse de ses morcellements, de ses petits États, de ses découpures de duchés et de royaumes, éprise de son hégémonie, pouvait, de par l'idée, le rayonnement de la pensée, la conquête morale du monde, devenir la grande patrie. Mais non, cette unité, M. de Bismarck a voulu, il nous l'adit, qu'elle fût faite par le fer et le sang. Sang allemand versé à Pardubilz, à Kissingen et à Kœniggraetz. Sang français versé à Frœschwiller et à Wissembourg. Et l'aigle de Prusse, féroce et carnassier comme tous les aigles, étend dans les airs ses ailes déchiquetées. ”
