Jules Claretie,
La Guerre nationale, 1870-1871…
(1871)
“ Un tiers de la France sait à présent ce que veut dire ce mot : l'invasion. Des lignes de Wissembourg aux bords de la Loire, de la plage de Dieppe aux glacis de Belfort, que de désastres et de souffrances! Combien de pillages, de meurtres, d'incendies, de réquisitions! Le livre du savant, la vache du paysan, la robe de la femme, ils ont tout pris. « C'est la guerre. » Il faut qu'une armée vive. «-C'est la force.. » Il fallait ne pas se laisser vaincre. Le fameux axiome : La guerre doit vivre de la guerre, équivaut à celui-ci : Le meurtre doit vivre de la mort. ”
