Léon Van Neck

Résumé

Léon Van Neck 1870-1871, illustré (1910)

Le lendemain de la capitulation de Metz, Gambetta jetait cette proclamation enflammée : m Français! Elevez vos àmes et vos résolutions à la hauteur des effroyables périls qui fondent sur la patrie. Il dépend encore de nous de lasser la mauvaise fortune et de montrer à l'univers ce qu'est un grand peuple qui ne veut pas périr, et dont le courage s'exalte au sein même des catastrophes. Ne nous laissons ni alanguir ni énerver, et prouvons par des actes que nous voulons, que nous pouvons tenir de nous-mêmes l'honneur, l'indépendance, l'intégrité, tout ce qui fait la patrie libre et fière.
Source : Gallica

Léon Van Neck 1870-1871, illustré (1910)

Il immole sa réserve de cavalerie, la magnifique division Bonnemains, fondue à la fournaise, l'espace d'un galop. Il immole le seul régiment qui n'ait pas encore donné, les tirailleurs réchappés de Wissembourg, qui se ruent, d'un élan fou.
C'est la fin. Il faut évacuer Froeschwiller, s'évader par la route de Reichshoffen. Les vaincus sont si profondément démoralisés qu'ils roulent, bandes éparses, toute la nuit, vers Saverne.
4,000 fuyards gagnent Strasbourg. Il n'y a plus ni généraux, ni soldats.
Source : Gallica

Léon Van Neck 1870-1871, illustré (1910)

N'y a-t-il pas mieux à faire. Couper Bourbabi de sa base, le séparer de la France, l'acculer à la frontière suisse, c'est-à-dire à la capitulation complète ou au désarmement? Mais il faut pour cela se faufiler entre Dijon et Besançon, par Gray, Dôle, atteindre le Doubs. Il faut gagner Bourbaki de vitesse, et pour surgir sur ses derrières, renoncer soi-même à ses propres communications, s'enfoncer au Sud, dans un pays ruiné, entre des places fortes. Aussitôt, avec une belle audace, Manteuffel télégraphie à Werder de poursuivre l'offensive, fait lui-même un brusque à droite.
Source : Gallica

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