Froeschwiller

Définition et enjeux

Portrait de Taxile Delord Taxile Delord,  Histoire illustrée du Second Empire… (1880-1883)

“ L'armée française était refoulée au coeur de sa position à Froeschwiller, sa cavalerie détruite et sa ligne de retraite sur Reichshoffen menacée. Les troupes allemandes, épuisées de fatigue par suite de la résistance opiniâtre qu'elles rencontraient, se renouvelaient sans cesse, et vers quatre heures de l'après-midi toute la ligne de bataille allemande sur Froeschwiller était le théâtre sanglant d'une tumultueuse mêlée. Le général Raoul, blessé, tombe aux mains des Bavarois en défendant les rues du village ; l'ennemi fait à chaque instant de nouveaux prisonniers ”
Source : Gallica

Portrait de Émile Delmas Émile Delmas,  De Froeschwiller à Paris : notes prises sur les champs de bataille (1871)

“ Pour s'emparer de Frœschwiller, il faut gravir quinze cents mètres de route et de coteaux, en pente raide, sous les feux plongeants de l'artillerie et de la mousqueterie.
Dans les ondulations de la colline le maréchal a étagé ses troupes ; aussi, le sorest-il jonché de morts des deux armées; quelques-uns, dans les dernières convulsions, ont écarté les vêtements qui couvrent leur poitrine, comme pour en arracher la balle qui. l'a traversée; d'autres sont tombés, foudroyés, la face en avant; le plus grand nombre est couché sur le dos, dans l'attitude du sommeil.
”
Source : Gallica

Portrait de Émile Delmas Émile Delmas,  De Froeschwiller à Paris : notes prises sur les champs de bataille (1871)

“ La sentinelle nous empêche d'avancer; le commandant de place, vieux soldat grisonnant, fait fiévreusement les cent pas en tordant sa moustache ; la porte est fermée et cependant nous entendons derrière ses bois massifs un bourdonnement confus ; tout à coup elle s'ouvre ; un flot humain se précipite. La grande bataille est perdue : ce sont les vaincus de Frœschwiller. Quel spectacle effrayant! pêlemêle, le regard sombre, chasseurs, fantassins, zouaves, dragons, turcos, se pressent et se heurtent sous l'étroite voûte ; ils portent sur leur visage comme un reflet de sinistre épouvante. ”
Source : Gallica

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