Ferdinand Delaunay, Tempérament physique et moral de la femme (1862)
“ Le germe de ce sentiment se trouve chez l'animal dans l'instinct de la conservation. C'est là plutôt une correspondance qu'une identité ; car il y a un abîme entre l'animal et l'homme, comme entre le végétal et l'animal : l'homme réfléchit, raisonne, connaît sa pensée, en un mot a conscience de lui-même et de ses facultés ; l'animal vit, sent, se souvient, sans savoir qu'il est le théâtre de ces phénomènes. Il y a donc entre l'instinct de la conservation et l'amour de soi une différence essentielle, mais un rapport incontestable. ”
