Résumé

Ferdinand Delaunay Tempérament physique et moral de la femme (1862)

Mettez un tout petit enfant en présence d'un objet qui flatte sa vue : il le demandera avec une persistance proportionnée à vos refus : dans cette âme neuve les impressions sont vives et les désirs qui en naissent violents. L'âge arrive : la fraîcheur et la vivacité des premières impressions s'effacent, les désirs souvent rebutés languissent, la raison se développe, l'obstination s'affaiblit. Mais supposez que cette vivacité d'impression, cette puissance de sensibilité persistent (et c'est ce qui arrive chez la femme) : l'ardeur des désirs subsistera toujours et avec elle l'obstination.
Source : Gallica

Ferdinand Delaunay Tempérament physique et moral de la femme (1862)

Le germe de ce sentiment se trouve chez l'animal dans l'instinct de la conservation. C'est là plutôt une correspondance qu'une identité ; car il y a un abîme entre l'animal et l'homme, comme entre le végétal et l'animal : l'homme réfléchit, raisonne, connaît sa pensée, en un mot a conscience de lui-même et de ses facultés ; l'animal vit, sent, se souvient, sans savoir qu'il est le théâtre de ces phénomènes.
Il y a donc entre l'instinct de la conservation et
l'amour de soi une différence essentielle, mais un rapport incontestable.
Source : Gallica

Ferdinand Delaunay Tempérament physique et moral de la femme (1862)

Cette préservation que la femme trouve dans la faiblesse de son organisme, est évidemment un avantage négatif; mais tout négatif qu'il est, ne compense-t-il point en partie l'infériorité de son sexe? N'augmente-t-il pas encore le prestige exercé par sa beauté? Nous aimons la femme pour sa pudeur, pour ses souffrances, pour ses charmes ; nous lui envions l'allégement des besoins physiques qui la rend à nos yeux un être éthéré; nous lui tenons comptedes vertus dont la nature lui a fait presque une nécessité et dont la pratique exige chez nous des efforts et de la persévérance.
Source : Gallica

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