Camille Farcy

Élements biographiques

Camille Farcy Histoire de la guerre de 1870-1871… (1872)

Les doutes qu'avaient fait concevoir son inexplicable mouvement en arrière, le 17 août, et son inertie dans la journée du 18 tendaient à s'évanouir ; on s'apprêtait à lui prouver, sur de nouveaux champs de bataille, que les soldats de Borny, de Rezonville et de Gravelotte valaient mieux que les lourds Allemands de Frédéric-Charles. Jamais peut-être cette excellente armée ne se montra plus disposée à marcher à l'ennemi sans regarder en arrière, et à tenir ce que la France était en droit d'attendre d'elle.
Source : Gallica

Camille Farcy Histoire de la guerre de 1870-1871… (1872)

De telles conditions étaient malheureusement inacceptables pour les Prussiens. L'armée française ne pouvait plus rien, et nos ennemis n'étaient pas gens à ne pas lui faire payer le plus chèrement possible son impuissance. En vain, le commandant en chef de l'armée française fit-il appel aux sympathies que sa situation pouvait inspirer, en vain représentat-il que les choses auraient peut-être autrement tourné si le maréchal de Mac-Mahon n'avait pas été blessé au début de la journée : le général de Moltke resta impassible.
Source : Gallica

Camille Farcy Histoire de la guerre de 1870-1871… (1872)

On craint que la garde mobile exercée avec de vrais fusils ne devienne un appoint aux forces révolutionnaires. Au milieu de ces changements qui n'osent point être radicaux et de ces essais impuissants, on ne s'aperçoit pas que l'esprit de l'armée se gâte. Les soldats ne restent plus assez longtemps au corps pour être connus et aimés de l'officier; les compagnies dégarnies présentent des effectifs insuffisants; les sous-officiers, qu'on essaye de retenir sous les drapeaux par la promesse d'emplois civils, quittent l'armée, dégoûtés d'une profession qui ne leur assure qu'un avancement dérisoire
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature