A.-C. de Saint-Auvent

Élements biographiques

A.-C. de Saint-Auvent Histoire de la guerre franco-prussienne… (1875)

Strasbourg est l'avant-poste de la France vers l'Est. C'est la protection de l'Alsace, la garde des rives du Rhin, la grande place de guerre qui fait tête à toute l'armée venant de l'Allemagne.
Vauban, quand il avait établi l'admirable défense de la France vers l'Est, avait garni la rive du Rhin d'une série de forts, de places, de citadelles derrière lesquelles l'Alsace était en sûreté.
C'était, au sud, vers la Suisse, Huningue, démantelée par suite des traités de 1815. C'était, au nord, Wissembourg avec ses lignes, Haguenau. C'était au centre Strasbourg.
Source : Gallica

A.-C. de Saint-Auvent Histoire de la guerre franco-prussienne… (1875)

Ces hommes de fer savent qu'ils vont à la mort. C'était la première fois qu'ils donnaient. On n'avait point vu les cavaliers de leur arme sur aucun champ de bataille depuis Waterloo; mais ils se souviennent de ce qu'ont fait leurs pères, et du premier coup ils renouvellent les charges légendaires du chemin creux d'Honain.
Malgré les batteries, malgré les mitrailleuses, malgré le pêle; mêle des hommes et des chevaux qui tombent, les cuirassiers arrivent sur le front des régiments prussiens, les rompent, les écrasent, poussent toujours, et l'avant-garde, ébranlée dans son épaisseur, recule.
Source : Gallica

A.-C. de Saint-Auvent Histoire de la guerre franco-prussienne… (1875)

Français ! je vais me mettre à la tête de cette vaillante armée qu'anime l'amour du devoir et de la patrie. Elle sait ce qu'elle vaut, car elle a vu dans les quatre parties du monde la victoire s'attacher à ses pas. J'emmène mon fils avec moi, malgré son jeune âge. Il sait quels sont les devoirs que son nom lui impose et il est fier de prendre sa part dans les dangers de ceux qui combattent pour la patrie. Dieu bénisse nos efforts ! Un grand peuple qui défend une cause juste est invincible.
Source : Gallica

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