Joseph Pain, Poésies de M. Joseph Pain (1820)
“ Vois ma tendresse résignée A tous les rôles avec toi. Je veux imiter le bon roi : Te mettant à cheval sur moi, Je porte sur mon dos l'espoir de ma lignée. Tu dois, hélas ! courir plus d'un danger, Avant que l'on te voie à ton adolescence. L'homme reçoit la vie ensemble et la souffrance; La tienne , nous saurons du moins la soulager; Et si de tes parens l'inquiète tendresse Peut, en veillant sur toi, te conserver le jour , Jules, gardé par notre amour, Tu parviendras à la jeunesse, Temps où de l'esprit et du corps On doit faire agir les ressorts. ”
