Henri Dichard

Henri Dichard Une page de l'histoire du siège de Paris par les Prussiens… (1871)

Les Prussiens se mirent alors à envoyer des boîtes à mitraille et des obus à balle.
Au même instant, des masses d'infanterie se montrèrent dans la plaine, sur la droite et la gauche du village.
On vit les soldats prussiens se déployer en tirailleurs au pas de course et s'avancer vers nous en rampant. Aussitôt la fusillade éclata de toutes parts, furieuse, terrible. Elle n'arrêta point l'ennemi dans sa marche.
C'est alors que les cris : « Nous sommes cernés ; les » Prussiens sont en bas du village ! » s'élèvent de partout et répandent l'effroi dans tous les cœurs.
Source : Gallica

Henri Dichard Le Diogène du XIXe siècle. Ma seconde à M. Henri Rochefort… (1852-1870)

Mais à quoi sert de discuter sérieusement l'oeuvre de M. Rochefort, une oeuvre aussi peu sérieuse !
Les trois quarts des cent mille lecteurs que vous avez, ne vous prennent pas au sérieux, sachez-le bien.
Et c'est à l'honneur de nôtre siècle.
Vous les amusez.
C'est un spectacle qui les intéresse que cette lutte que vous poursuivez.
Dans la rue, quand deux hommes se battent, aussitôt la foule s'amasse, elle intercepte les communications, et dans son égoïsme de spectateur, elle se garde bien d'intervenir.
Source : Gallica

Henri Dichard Une page de l'histoire du siège de Paris par les Prussiens… (1871)

La prise du Bourget, audacieusement attaqué, vigoureusement tenu, malgré la nombreuse artillerie de l'ennemi, est une opération peu importante en elle-même, mais elle donne la preuve que, même sans artillerie, nos jeunes troupes peuvent et savent rester sous le feu plus terrifiant que véritablement meurtrier de l'ennemi. Elle élargit le cercle de notre occupation au-delà des forts, donne la confiance à nos soldats et augmente les ressources en légumes pour la population parisienne.
Source : Gallica

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