Résumé

Henri Dichard Une page de l'histoire du siège de Paris par les Prussiens… (1871)

Les Prussiens se mirent alors à envoyer des boîtes à mitraille et des obus à balle.
Au même instant, des masses d'infanterie se montrèrent dans la plaine, sur la droite et la gauche du village.
On vit les soldats prussiens se déployer en tirailleurs au pas de course et s'avancer vers nous en rampant. Aussitôt la fusillade éclata de toutes parts, furieuse, terrible. Elle n'arrêta point l'ennemi dans sa marche.
C'est alors que les cris : « Nous sommes cernés ; les » Prussiens sont en bas du village ! » s'élèvent de partout et répandent l'effroi dans tous les cœurs.
Source : Gallica

Henri Dichard Une page de l'histoire du siège de Paris par les Prussiens… (1871)

La prise du Bourget, audacieusement attaqué, vigoureusement tenu, malgré la nombreuse artillerie de l'ennemi, est une opération peu importante en elle-même, mais elle donne la preuve que, même sans artillerie, nos jeunes troupes peuvent et savent rester sous le feu plus terrifiant que véritablement meurtrier de l'ennemi. Elle élargit le cercle de notre occupation au-delà des forts, donne la confiance à nos soldats et augmente les ressources en légumes pour la population parisienne.
Source : Gallica

Henri Dichard Une page de l'histoire du siège de Paris par les Prussiens… (1871)

On donna à chaque homme sa place derrière les murs faisant face à la plaine et où des créneaux avaient été pratiqués à la hâte.
A deux reprises, dans cette journée du vendredi 28 octobre, de 10 heures à midi et de deux heures à 5 heures, l'artillerie prussienne couvrit le village d'une pluie d'obus.
Il était beau de voir l'insouciance de cette jeune troupe devant ce feu véritablement effroyable et auquel elle se trouvait exposée pour la première fois ! Chacun voulait ramasser un éclat d'obus. A ce jeu, on risquait beaucoup.
Source : Gallica

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