Résumé

Albert Caise La vérité sur la garde mobile de la Seine et les combats du Bourget (1872)

Les troupes mobiles et les francs-tireurs étaient sur pied depuis 48 heures, les pieds dans la boue ; les chevaux des batteries sont harassés, et la pluie tombe à flots sur les caissons, enfin les Prussiens avaient vu tout cela la veille et avant que des troupes fraîches ne fussent venues relever celles-là, l'ennemi ouvrit sur elles le feu de ses pièces à 7 heures du matin.
Ecrasé sous les obus, la position du Bourget devenait intenable. L'ennemi essaye ouvertement une attaque en masse par la route de Lille contre la barricade qui protège le Bourget au Nord. Elle est repoussée.
Source : Gallica

Albert Caise La vérité sur la garde mobile de la Seine et les combats du Bourget (1872)

Mais, après vingt années d'empire, peut-on le reprocher au peuple parisien.
Le 4 septembre, jour de la proclamation de la République, une grande partie des troupes mobiles, campées à Saint-Maur, avait envahi Paris, pour confondre son enthousiasme avec celui de la ville entière. Il ne restait donc que fort peu d'hommes au camp.
Au milieu de la nuit du 4 au 5, les vedettes, placées en avant du front de bandière, donnèrent tout à coup l'alarme. En effet, une bande
considérabled'individus marchait vers le camp, précédée de fallots.
Source : Gallica

Albert Caise La vérité sur la garde mobile de la Seine et les combats du Bourget (1872)

Sur ces entrefaites, de nombreuses pièces de campagne se campent dans la plaine et prennent le village en flanc des deux côtés (Dugny et Drancy) enveloppant ainsi le Bourget dans un triangle de feu.
Le bombardement dure une heure, les mai-sons s'effondrent, les barricades s'écroulent, les travaux de défense élevés la veille sont anéantis. La barricade seule de la route de Lille tient toujours.
On sonne la retraite, tandis que notre faible artillerie installée au centre même du village essaye d'atteindre l'ennemi pour protéger le mouvement en arrière.
Source : Gallica

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