Jules Bonhomme, Souvenirs du fort de l'Est près Saint-Denis… (1872)
“ Vint le tour des soldats de la ligne casernés au Fort de l'Est. Ils prirent leurs rangs sans mot dire ; leurs armes seules, s'entre-choquant dans l'obscurité, m'annoncèrent leur départ. Il était cinq heures du matin. Après avoir offert à Dieu ma journée et ma vie, comme devait le faire un bon Français, je descendis. Les officiers étaient déjà debout. Les artilleurs allaient se rendre au bastion pour attendre le moment de prendre part à la fête, comme ils le disaient. On servit du café. ”
