Résumé

Étienne de Blois De la fortification en présence de l'artillerie nouvelle… (1865)

Quoi qu'en puisse dire l'ancienne école des ingénieurs, un chef militaire qui laisse commettre impunément de pareils forfaits, déshonore bien plus ses soldats, que s'il eût conquis la forteresse qu'il attaque après l'avoir bombardée. Personne ne peut affirmer d'avance que le siège le plus régulier ne se terminera pas par l'assaut de la dernière brèche, et que l'entrée de l'assiégeant ne sera pas suivie de pareils désordres. Tels sont pourtant les maux auxquels on expose les villes, que par un sentiment bien irréfléchi d'humanité, l'on croit devoir s'abstenir de bombarder.
Source : Gallica

Étienne de Blois De la fortification en présence de l'artillerie nouvelle… (1865)

Une nation n'a pas le droit de décréter le déshonneur de Vautre : quels que soient les succès des armées françaises, mon intention est de défendre mon poste, de manière à mériter l'estime de celui qui me l'a confié, et même celle de la nation française.
En conséquence, les opérations du siège commencées depuis neuf jours, se poursuivirent encore avec vigueur pendant dix jours contre cette place, jusqu'au couronnement du chemin couvert d'une demi-lune; c'était la première fois que
le service du génie avait l'occasion de pousser une attaque aussi loin, depuis le commencement de la guerre.
Source : Gallica

Étienne de Blois De la fortification en présence de l'artillerie nouvelle… (1865)

L'expérience prouve qu'en cas de bombardement, il ne faut pas compter sur l'assistance des habitants pour contribuer à la défense. Si le bourgeois aime son pays, il aime au moins autant sa famille, ses propriétés, tout ce qui contribue à soutenir et embellir son existence : il faut reconnaître qu'il lui sera bien pénible de sacrifier ou d'exposer tous ces objets, sa vie même, pour la conservation de sa nationalité. C'est donc une bien terrible épreuve que celle d'un fléau qui va tout détruire, et dont les effets ne sauraient être arrêtés que par la capitulation immédiate de la place.
Source : Gallica

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