François Arago

François Arago

Résumé

Portrait de François Arago François Arago Sur les Fortifications de Paris… (1841)

Il calcule ensuite que l'enceinte de Paris exigerait quatrevingts à cent fronts de fortification; une garnison de cinquante à soixante mille hommes, huit cents à mille pièces de canon en batterie.
Fortifier Paris, c'est multiplier en notre faveur les chances de la guerre ; c'est obliger l'ennemi à des plans de campagne tout différents de ce qu'ils seraient si Paris était une ville ouverte. Fortifier Paris, ce n'est pas appeler la guerre dans la capitale, c'est au contraire l'en éloigner.
Source : Gallica

Portrait de François Arago François Arago Sur les Fortifications de Paris… (1841)

Je dirai avec la même franchise, à l'égard des officiers,des armes spéciales, que ceux-là seulement ont le droit de se poser comme des autorités, à qui il a été donné, après les études approfondies de nos brillantes écoles, de joindre la pratique à la théorie; de tracer, par exemple, des parallèles sous le feu de l'ennemi, de diriger une sape simple ou double, d'aller attacher le mineur au pied d'un rempart ou de monter sur la brèche à la tète d'une colonne d'attaque. Les militaires n'échappent pas plus que les autres hommes à la règle commune : ils ne savent que ce qu'ils ont appris.
Source : Gallica

Portrait de François Arago François Arago Sur les Fortifications de Paris… (1841)

La ville rendra avec usure la poudre qu'on aura brûlée dans l'attaque; elle nourrira splendidement ses vainqueurs, renouvellera leurs vêtements usés, paiera la solde arriérée. En doutez-vous? Jetez un seul coup d'oeil sur le budget actuel de la ville de Paris, et vous y verrez ce qu'il en coûte à recevoir ces messieurs, même lorsqu'ils se présentent comme l'humble escorte du souverain légitime.
Empêcher une si riche proie de tomber aux mains de l'ennemi, est le devoir le plus impérieux du Gouvernement.
Source : Gallica

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