Gustave Fischbach, Le siège et le bombardement de Strasbourg… (1871)
“ Comme l'aube qui se lève radieuse après une nuit d'orage, comme le rayon lumineux qui vient éclairer les ténèbres, comme un éclat de rire joyeux retentissant au milieu des larmes, arriva une nouvelle qui fit tressaillir tous les cœurs. On apprit que la Suisse accourait à l'aide de Strasbourg, — non avec ses armes pour chasser l'ennemi, ce qu'elle ne pouvait faire étant pays neutre, — mais pour ouvrir ses villes aux femmes, aux enfants, aux vieillards, à ceux qui n'avaient plus ni pain ni asile. La Suisse avait entendu les cris d'alarme et de souffrance de tant de milliers de malheureux ”
