Résumé

Gustave Fischbach Le siège et le bombardement de Strasbourg… (1871)

Comme l'aube qui se lève radieuse après une nuit d'orage, comme le rayon lumineux qui vient éclairer les ténèbres, comme un éclat de rire joyeux retentissant au milieu des larmes, arriva une nouvelle qui fit tressaillir tous les cœurs. On apprit que la Suisse accourait à l'aide de Strasbourg, — non avec ses armes pour chasser l'ennemi, ce qu'elle ne pouvait faire étant pays neutre, — mais pour ouvrir ses villes aux femmes, aux enfants, aux vieillards, à ceux qui n'avaient plus ni pain ni asile. La Suisse avait entendu les cris d'alarme et de souffrance de tant de milliers de malheureux
Source : Gallica

Gustave Fischbach Le siège et le bombardement de Strasbourg… (1871)

Au même instant débouchent par les faubourgs des convois de blessés provenant de l'affaire de l'avant-veille, de la bataille de Wissembourg, et le spectacle de ces hommes couverts de sang et de boue, de ces corps mutilés qu'on transporte à découvert, achève de répandre sur la ville de Strasbourg un épais voile de deuil. Tout à coup, frayeur nouvelle et agitation plus anxieuse encore.
Un lugubre bruit retentit dans la rue : on bat la générale! Les boutiques, les maisons se ferment; les soldats courent vers les casernes ; on croit que l'ennemi est aux portes.
Source : Gallica

Gustave Fischbach Le siège et le bombardement de Strasbourg… (1871)

L'humanité, la charité chrétienne vous amènent au milieu d'une ville ravagée au nom d'un prétendu droit de la guerre. Soyez les bienvenus, et recevez l'expression de notre profonde reconnaissance. Bien des souvenirs historiques nous rattachent à vous, vous venez les resserrer encore, et nous trouvons toujours des amis dans les nobles citoyens de la République helvétique, qui jadis étaient les alliés de Strasbourg, et qui, sous nos rois, n'ont jamais cessé d'être avec la France dans les termes d'une étroite alliance.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature