Résumé

Élie Sorin Alsace et Lorraine : Strasbourg… (1871)

Croyez qu'il me serait bien doux de pouvoir suivre vos conseils, et de faire cesser les souffrances de la population résignée et fière de Strasbourg; croyez qu'il m'en coûte beaucoup de résister à tout ce que vous me dites; nul plus que moi, monseigneur, n'est si douloureusement impressionné par l'aspect des ruines qui m'environnent, par le spectacle de ces hommes inoffensifs, de ces femmes et de ces pauvres petits enfants qui sont frappés par les boulets et la mitraille.
Source : Gallica

Élie Sorin Alsace et Lorraine : Strasbourg… (1871)

Un jour l'Allemagne comprendra le crime et la faute que le gouvernement de la Prusse lui a fait commettre : alors qu'elle croira son unité constituée à jamais, tout à coup elle sentira qu'elle est en proie à une plaie cruelle et dangereuse; car elle portera,attachées à son flanc, l'Alsace et la Lorraine comme la Russie porte la Pologne, comme l'Autriche a porté Venise et Milan.
Source : Gallica

Élie Sorin Alsace et Lorraine : Strasbourg… (1871)

Ces éloquentes protestations étaient impuissantes contre l'absolue fatalité : la France ne pouvait éviter le vote de Bordeaux; mais elle n'avait pas plus le droit de retrancher de son sein l'Alsace et la Lorraine que la Prusse n'avait celui de les en arracher : il est donc nul, cet odieux traité, nul comme tout pacte vicié dans son origine; il n'est que la constatation de la force brutale, et, par là-même, il revendique la justice future.
Source : Gallica

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