Résumé

A. Mézières L’Invasion allemande en Alsace…

Envahi le 4 août, le département du Bas-Rhin fut en grande partie occupé dès le 6 du même mois, et si complètement séparé de la France qu’il devint depuis lors impossible d’y envoyer aucun secours sérieux. Ainsi abandonnée, cette noble contrée ne s’abandonna pas elle-même. Les soldats, les hommes armés s’enfermèrent dans les places fortes et se préparèrent à s’y défendre jusqu’à la mort. De tous les glorieux épisodes de cette triste guerre, aucun n’a plus ému notre patrie que la résistance de Strasbourg, que l’énergie de la garnison et la constance des habitans au milieu de tant de maux.
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A. Mézières L’Invasion allemande en Alsace…

La barbarie revient parmi nous, et c’est le peuple le plus instruit, le plus cultivé de l’Europe qui nous la ramène. Est-ce donc pour aboutir à de tels exploits que l’on pousse si loin en Allemagne l’instruction populaire, qu’on y honore partout le travail de l’esprit comme le plus noble emploi des facultés humaines ? Les Allemands chercheraient vainement une excuse, ils attribueraient vainement à une erreur d’artillerie une œuvre de destruction accomplie de sang-froid, de propos délibéré, à dessein.
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A. Mézières L’Invasion allemande en Alsace…

Si, contre notre espoir et contre la volonté unanime de la France, la Prusse gardait l’Alsace, elle y aurait excité un ressentiment implacable, elle aurait attaché aux flancs de l’Allemagne une Pologne ou une Vénétie. Si au contraire, comme nous l’espérons, l’Alsace reste française, quels sentimens de bon voisinage existeront désormais entre les Allemands, destructeurs de Strasbourg, et les habitans de la ville détruite ? L’Allemagne paie d’ailleurs son succès un trop haut prix pour ne pas le regretter un jour.
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