Félicité de La Mennais

Félicité de La Mennais

Résumé

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais La guerre comme la font les Prussiens (1870)

Croit-on qu'un général français se laissera intimider et oubliera ses devoirs? Non ; on ne fait autre chose que d'attacher au nom prussien un stigmate d'horreur qui ne s'effacera pas. Les générations passent, l'oubli couvre la tombe des vainqueurs et des vaincus, mais les choses restent et parlent aux siècles à venir. Les ruines du château d'Heidelberg rappellent sans cesse aux Allemands la dévastation du Palatinat; la cathédrale de Strasbourg mutilée par les boulets, Saint-Thomas détruit, la bibliothèque incendiée, diront encore dans deux cents ans ce qu'étaient les Prussiens de 1870.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais La guerre comme la font les Prussiens (1870)

Chemins de fer coupés, tunnels détruits, ouvrages d'art admirables bouleversés, routes effondrées, moissons brûlées, villages dépeuplés pour improviser des armées, villes offertes au sac et à l'incendie, rien ne lui a coûté pour la délivrance. Vous nous considériez, Allemands, comme une nation énervée par la mollesse, esclave du luxe et des biens que notre sol, si supérieur au vôtre, nous a prodigués;— notre luxe, ce sont les armes; nos plaisirs, ce sont les pertes d'hommes que nous vous causons, et nos champs n'auront jamais eu de plus belle parure que vos tombeaux!
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais La guerre comme la font les Prussiens (1870)

Nous avions sacrifié à l'amour de la paix et à une fureur immodérée de bien être matériel, nos libertés, notre fierté et jusqu'au gouvernement de nos propres affaires ; la guerre nous a rendus à l'énergie, à la virilité, au sentiment de nos devoirs et de notre responsabilité.
La guerre, nous ne la connaissions pas, nous en laissions chargé un corps spécial dont elle était la profession. Pendant qu'il allait au loin faire de belles prouesses, la nation continuait à vivre comme par le passé ; elle ne se dérangeait que pour aller voir la rentrée des troupes, que pour les saluer de ses vivat.
Source : Gallica

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