Félicité de La Mennais

Élements biographiques

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais De l'Art et du beau, par F. Lamennais… (1865)

De là enfin la nudité chaste, ces formes parfaites qui, sans autre voile que leur beauté pudique elle-même, n'excitent aucune émotion sensuelle, ne laissent s'exhaler d'elles aucune vapeur qui trouble et enivre, qui ternisse la pureté du regard. C'est que la chair n'est que l'enveloppe transparente de l'esprit; c'est qu'à la vue de ces merveilles de l'art, la pensée, déployant ses ailes, quitte la terre et s'envole, transportée d'un céleste amour, vers le modèle idéal que reflète la corporelle image, et se fixe en lui uniquement.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais Discussions critiques et pensées diverses sur la religion et la philosophie… (1841)

Les pleurs de l'homme ne sont recueillis que dans le sein de sa mère, qui est la nature, ou de son père, qui est Dieu.
Mon âme, pourquoi es-tu triste? Est-ce que le soleil n'est pas beau, est-ce que sa lumière n'est pas douce, à présent que l'on voit et les feuilles et les fleurs, avec leur mille nuances, éclore sous ses rayons, et la nature entière se ranimer d'une vie nouvelle? Quand les vents légers agitent l'air, on diroit le souffle des anges se jouant dans une mer de parfums. Tout ce qui respire a une voix pour bénir celui qui prodigue à tous ses largesses.
Source : Gallica

Portrait de Félicité de La Mennais Félicité de La Mennais La guerre comme la font les Prussiens (1870)

Nous avions sacrifié à l'amour de la paix et à une fureur immodérée de bien être matériel, nos libertés, notre fierté et jusqu'au gouvernement de nos propres affaires ; la guerre nous a rendus à l'énergie, à la virilité, au sentiment de nos devoirs et de notre responsabilité.
La guerre, nous ne la connaissions pas, nous en laissions chargé un corps spécial dont elle était la profession. Pendant qu'il allait au loin faire de belles prouesses, la nation continuait à vivre comme par le passé ; elle ne se dérangeait que pour aller voir la rentrée des troupes, que pour les saluer de ses vivat.
Source : Gallica

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